DÉCRYPTAGE CHRONOLOGIQUE :
PROPOSITION DE LOI RELATIVE À LA FIN DE VIE ET CLAUSE DE CONSCIENCE DU PHARMACIEN
Décryptage des grandes étapes de la proposition de loi relative (PPL) à la fin de vie et de l’évolution des débats sur la clause de conscience des pharmaciens.
DÉBATS PRÉALABLES À L'ÉVOLUTION DU CADRE LÉGISLATIF



"Les missions de réalisation de la préparation magistrale létale et de délivrance de la substance létale, qui interviennent après la prise de décision et avant la mise en œuvre de l’administration de la substance létale, ne concourent pas de manière suffisamment directe à l’aide à mourir pour risquer de porter atteinte à la liberté de conscience des pharmaciens et des personnes qui travaillent auprès d’eux"
https://conseil-etat.fr/avis-consultatifs/derniers-avis-rendus/au-gouvernement/avis-sur-un-projet-de-loi-relatif-a-l-accompagnement-des-malades-et-de-la-fin-de-vie




- Dépôt de la PPL portée par la députée Annie Vidal visant à renforcer l’égal accès à tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs
PREMIÈRE LECTURE À L'ASSEMBLÉE NATIONALE




https://www.synprefh.org/sites/www.synprefh.org/files/medias/file/service-adherents/defense-adherents/hospimedia_article-loi-fin-de-vie_20250407_0.pdf
PREMIÈRE LECTURE AU SÉNAT

Des amendements sont proposés pour instaurer une clause de conscience spécifique à tous les professionnels de santé susceptibles d’intervenir dans la procédure d’aide à mourir, y compris les pharmaciens et préparateurs en pharmacie au motif qu’ils pourraient être amenés à préparer, détenir et délivrer les substances létales. Ces amendements visent également à éviter une différence de traitement entre professionnels directement impliqués dans la procédure. https://www.senat.fr/encommission/2024-2025/661/Amdt_COM-174.html
“La préparation et la délivrance d’une substance magistrale létale n’ont rien d’actes purement techniques : elles engagent au contraire la responsabilité éthique et professionnelle des pharmaciens” Mme Bonfanti-Dossat et Mr Milon, rapporteurs du texte

Mme Stéphanie Rist, ministre (21 janvier 2026): “Je suis favorable à l’amendement n° 227 rectifié bis et défavorable à tous les autres amendements. Le Gouvernement est favorable à la clause de conscience des pharmaciens et des professionnels des établissements de santé.”
https://www.senat.fr/seances/s202601/s20260121/s20260121018.html

https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/politique-de-sante/aide-mourir-quel-circuit-de-dispensation-pour-la-substance-letale-en-pharmacie

CONSÉQUENCES
En l’absence d’accord entre les deux chambres, le texte adopté par l’Assemblée nationale le 27 mai 2025 revient devant les députés pour une deuxième lecture.
DEUXIÈME LECTURE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE




“Indispensable que la proposition de loi relative à l’aide à mourir comporte des dispositions explicites reconnaissant la nécessité pour le pharmacien de faire partie du collège des professionnels de santé identifiés pour analyser et valider les conditions d’accès des patients à l’AAM”
“la délivrance d’une substance destinée à provoquer la mort dans le cadre d’un dispositif légal d’aide à mourir engage directement la responsabilité professionnelle, éthique et personnelle du pharmacien”
https://www.acadpharm.org/dos_public/AVIS___FIN_DE_VIE___2026_03_23_VF.PDF
DEUXIÈME LECTURE AU SÉNAT

Plusieurs amendements examinés par la commission des affaires sociales du Sénat visaient à élargir le bénéfice de la clause de conscience aux pharmaciens, préparateurs en pharmacie, psychologues et personnels médico-sociaux participant à la procédure d'aide à mourir. La commission a adopté plusieurs de ces amendements
https://www.senat.fr/rap/l25-586/l25-58613.html




CONSÉQUENCES
Poursuite de la navette parlementaire après échec de la CMP
Examen en troisième lecture à l’Assemblée nationale du texte adopté par l’Assemblée nationale le 25 février 2026 :
- du 8 au 15 juin : Examen en Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale
- la semaine du 22 juin : Examen en séance publique de l’Assemblée nationale
- 7 juillet : 3ème lecture au Sénat lors d’une session extraordinaire
- 15 juillet : Vote solennel final à l’Assemblée nationale

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